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Je sais le prix qu’il coûte de ne point tapiner Sur les trottoirs sacrés de ces valeurs pourries: Engraisser le plus gros et flatter sa fierté, Pour espérer un jour en tirer du profit.
C’est le prix d’être seul pour toujours et encore, Solitaire, isolé, devant la multitude, Qui, en donnant raison à tout ceux qui ont tort, S’arroge aussi le droit, de dire la certitude.
C’est le prix de faire face contre vents et marées, Un bonheur misérable comme seul compagnon, Et pour seule compagne, l’unique liberté De ne jamais se taire, de dire et de saigner.
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